Le musée Popol Vu (Museo Popol Vuh), Guatemala Ciudad
En 1978, Jorge y Ella Castillo donnèrent à l'Université Francisco Marroquin leur collection entière d’objets archéologiques préhispaniques, d’art colonial et de costumes de danses traditionnelles guatémaltèques. Pour eux qui n’avaient pas eu d’enfants, leur intention était de léguer leur collection à tous les enfants guatémaltèques. C’est ainsi que naquit le Musée Popol Vuh, qui présente l’une des meilleures collections d’art et d’histoire du Guatemala.

Musée Popol Vuh, Guatemala Ciudad
Le musée tire son nom du Popol Vuh, livre écrit peu après la conquête espagnole du Guatemala, qui narre les mythes et l'histoire préhispanique des Quiché, dont les rois dominaient une grande partie de l'Altiplano occidental du Guatemala.
Vous trouverez ci-dessous un aperçu très partiel de la collection du musée. Nous nous sommes concentrés sur les vitrines comportant des objets en jade bien sûr, mais aussi autres roches, pierres et coquillages.
Les obsidiennes et les objets de forme excentrique (période classique) servaient pour les cérémonies, et étaient déposés dans les caches et les tombes. Certains avaient la forme d’animaux venimeux, comme les scorpions et les millepattes.
Dans l’antique Mésoamérique, le jade était le matériau le plus apprécié pour élaborer des bijoux et des ornements personnels. Le jade était extrait des sources naturelles de la vallée de la rivière Motagua et était travaillé avec des techniques de perçage, de perforation, de forgeage et de polissage. A cause de sa dureté, créer des objets en jade nécessitait beaucoup de temps et d’expertise. On importait également les coquillages et les escargots de loin, depuis les littoraux atlantique et pacifique, pour en faire des ornements et des bijoux. Ces objets étaient appréciés, non seulement pour leur aspect esthétique, mais aussi pour le son qu’ils produisaient quand on les faisait tinter les uns contre les autres. Ils avaient également une connotation religieuse importante et faisaient partie des vêtements des rois, qui les portaient durant les cérémonies religieuses, et étaient souvent enterrés avec eux dans leur tombe, car ils faisaient partie de leur trousseau funéraire.

couteaux et pointes en obsidienne

hachettes et pointes en obsidienne
Les hachettes étaient élaborées à partir de divers matériaux, dont l'obsidienne. Elles servaient non seulement pour les tâches domestiques mais aussi pour tailler d'autres matériaux.

hachettes, pointes et couteaux en forme de serpent
Parmi les couteaux en forme de serpent (période classique), figure le couteau d’obsidienne dans la vitrine ci-dessus. Il fut importé de Teotihuacan, où l’on a trouvé des couteaux du même type parmi les offrandes de la Pyramide de la Lune. Cette obsidienne verte provient de la Sierra de la Navajas.
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vitrine consacrée aux bijoux en coquillages et en jade

détail de la vitrine : colliers (Altiplano ou Basses Terres)


coquillage taillé en forme de crâne humain

coquillage taillé en forme de poisson avec intérieur en forme de profil humain
Les sculptures mayas montrent de manière détaillée les bandes ou les colliers d’escargots marins sertis, qui ornaient les vêtements royaux.

perles tubulaires (période inconnue) pour colliers

ornements d'oreille en jade
Les ornements d'oreilles utilisés furent pendant toute l'aire maya : ils constituaient à la fois des ornements personnels mais aussi des objets ayant une importance rituelle importante. On les voit parfois représentées avec du vent ou des sons qui en sortent.

perles miniatures en forme de tête humaine
Les perles (Côte sud ou Altiplano, période inconue) en forme de tête humaine miniature montrent l'habileté des artisans qui les façonnèrent. On les a trouvées sur la Côte sud du Guatemala.

perle en forme de tête humaine (détail)


colliers (Côte sud ou Altiplano, période inconnue)
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