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Eurojade - Le Spécialiste du Jade - The Jade Specialist

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Quai Branly Museum, Paris

4 October 2011- 22 January 2012

sorry, no translation available

Le soleil était radieux ce mercredi 9 novembre et, alors qu'il nous avait fallu patienter longuement à deux reprises lors de notre visite à l'exposition "Maya" dans le même musée quelques semaines auparavant, nous avons pu cette fois rentrer dans l'espace consacré à l'exposition temporaire sans aucun problème.

Le public était venu peu nombreux ce mercredi après-midi, et nous avons pu profiter de l'exposition dans les meilleures conditions possibles. "Māori*, leurs trésors ont une âme" présente 250 oeuvres issues des collections du musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa ("Te Papa Tongarewa" signifie "le lieu des trésors de cette terre").

Cette exposition est inédite et est présentée pour la première fois hors de Nouvelle-Zélande. Elle rassemble des oeuvres très diverses, et se veut le témoignage d’une culture forte et toujours vivante, affirmation de la volonté d’un peuple de maîtriser sa culture et son devenir, en mettant l’accent sur plusieurs expressions de la notion de tino rangatiratanga, le contrôle ou l’autodétermination des Māori sur toute chose māori (sculptures, parures, objets du quotidien, objets sacrés ou rituels, éléments d’architecture, photographies, oeuvres audiovisuelles…) et éclaire les liens existants entre les taonga, trésors ancestraux māori, et les productions artistiques contemporaines.

Comme d'ordinaire lorsque nous vous faisons un compte-rendu de visite de musée ou d'exposition temporaire, nous nous concentrons, lorsque bien entendu il est possible de le faire, sur ce qui est relatif de près ou de loin au jade sous toutes ses formes. Mais cela ne nous empêche pas de publier également des photos d'objets ou de situations qui nous ont aussi intéressés, d'autant que ce qui est relatif au jade fait partie d'un contexte qu'il serait regrettable d'ignorer.

La première chose qui attire notre attention est un superbe bloc d'une taille approximative de 60 cm x 40 cm x 7 à 10 cm. Ce bloc est un bloc de "pounamu" (cliquer ici pour voir la description du pounamu). Une fois n'est pas coutume, alors qu'il est généralement interdit de toucher les objets exposés dans les musées, nous sommes au contraire invités à "toucher cette pierre afin de relier notre mauri à celui de cette pierre".Le mauri est la force vitale présente dans tous les éléments, vivants ou inanimés, qui les relie entre eux. La pierre de pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa)est appréciée des Maori pour sa force, sa longétivité et sa beauté, ainsi que pour ses liens avec leurs ancêtres.

« Hine Kaitaka » (pierre à toucher en pounamu)

Cette pierre de mauri constitue le point d'ancrage de l'exposition. Sa douceur est surprenante : on a l'impression que l'on touche une peau veloutée, et ce jade néphrite (car il s'agit bien de jade néphrite, même si cela n'est nulle part signalé), n'est pas froid comme l'on pourrait s'y attendre. La légende précise : "Hine Kaitaka" (pierre à toucher en pounamu), Iwi (tribu) Poutini Ngai Tahu, rivière Arahura, île du Sud, Pounamu (jade de Nouvelle-Zélande de Aotearoa), acquis en 2010.

« Hine Kaitaka » (pierre à toucher en pounamu) - détail

PW1 (Tiki remix)

 

Dans cette œuvre intitulée « PW1 (Tiki remix) datant de 2001 et acquise la même année, exécutée au stylo et à l'huile sur panneaux, l’artiste Saffronn Te Ratana (née en 1975) a « remixé » la forme du tiki (pendentif de forme humaine) en utilisant une grande variété de matières et de couleurs.

Mere Pounamu (arme en jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa)

Ce mere pounamu (arme en jade de Nouvelle-Zélande) évoque le whakapapa (généalogie et interconnection). En effet, dans la vision maori du monde, tout est lié : les personnes, l’environnement naturel et les objets animés ou inanimés. Cette interconnexion constitue le whakapapa. Complément d'information : Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période Te Huringa (1800-1900), iwi (tribu) Ngapuhi, région de Northland, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearooa), don du Ministère de l’intérieur de Nouvelle-Zélande (1961).

Le Traité de Waitangi a été signé le 6 février 1949 à Waitangi dans la région du Northland. Pour signer la signature de ce traité, Eruera Maihi Patuone, l’un des principaux chefs de tribu présents, offrit ce mere pounamu (arme en jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa) au représentant du gouvernement britannique, William Hobson. Ses descendants en ont ensuite fait don au peuple de Nouvelle-Zélande Aotearoa)..

Moulage du visage de Wiremu Te Manewa (Ngati Koroki, Ngati Raukawa)

Pour les descendants du chef Wiremu Te Manewha , ce précieux moulage représente leur whakapapa (généalogie). Il commémore un ancêtre reconnu comme un guerrier et un dirigeant hors pair. Complément d'information : moulage du visage de Wiremu Te Manewa (Ngati Koroki, Ngati Raukawa), vers 1885, Gottfried Lindauer et Sir Walter Buller, plâtre peint.

Whare tupuna (maison de rencontre ancestrale) appelée Tokopikowhakahau

Complément d'information : Whare tupuna (maison de rencontre ancestrale) appelée Tokopikowhakahau, vers 1872, iwi (tribu), Ngai Tukorehe, région Tapapa, Walkato, sculptée par Anaha Te Rahui, Ehau Anaha et Wero Taroi, iwi (tribu) Ngati Tarawhai et Ngati Piklao, bois de totara, coquille de paua (abalone), don d’Alexandre Turnbull, 1913

Les toki (lames d'herminettes) étaient des outils indispensables pour construire et sculpter les maisons de réunion. Les lames les plus précieuses étaient en pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), une pierre appréciée pour sa beauté, mais aussi pour sa dureté et sa capacité à rester affûtée.

Les pounamu toki étaient taillées à l'aide de scies et de limes en calcaire, en quartz ou en grauwacke, puis polies. Ce procédé pouvait prendre des mois.

Les toki, comme celles présentées ici, représentent un lien vénéré avec les ancêtres qui les ont possédées et qui font partie du whakapapa (généalogie) de l'iwi (tribu).

Toki (lame d'herminette)
Complément d'information : Te Tipunga (1300-1500) ou Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), don de W. Leo Butler, 1911, ancienne collection de Sir Walter Buller.

Toki (lame d'herminette)

Complément d'information : Toki (lame d'herminette), Te Tipunga (1300-1500), iwi (tribu) inconnue, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), ancienne collection Oldman, don du gouvernement néo-zélandais, 1992.

Toki (lame d'herminette)

Complément d'information : Te Tipunga (1300-1500), attribué à l'iwi (tribu) Muaupoko, région de Horowhenuan, argilite, don de W. Leo Buller, 1913, ancienne collection de Sir W. Buller.

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trois toki (lames d'herminette) : vue d'ensemble

Les toki poutangata (herminettes cérémonielles) sont transmises de génération en génération dans chaque tribu. On leur donne un nom, et leur pouvoir spirituel est respecté. Les lames réalisées en pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa) sont souvent ornées d'encoches qui marquent le whakapapa (généalogie) de leur propriétaire.

Le poutangata d'un chef était le symbole de son autorité et de son pouvoir. Il pouvait notamment s'en servir pour faire la première entaille dans un arbre destiné à être abattu pour constituer le faîtage d'une nouvelle maison de réunion. Les copeaux de bois étaient ensuite offerts, accompagnés de prières à Tanemahuata, divinité des forêts.

De nos jours, les sculpteurs se servent toujours de toki poutangata pour réaliser la première entaille rituelle avant de commencer la fabrication d'une nouvelle oeuvre.

Toki poutangata (herminette cérémonielle)

Complément d'information : Toki poutangata (herminette cérémonielle), Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, bois, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), fibres, ancienne collection Oldman, don du gouvernement néo-zélandais, 1992.

Whao (ciseaux)

Complément d'information (de gauche à droite) :

- Whao (ciseau), Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, région de Gisborne, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), acquis en 1905, ancienne collection Hill

- Whao (ciseau), Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), acquis en 1997

- Whao (ciseau), Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, région de Gisborne, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), bois, fibre, acquis en 1905, ancienne collection Hill


Henu (peignes d’ornement)

Complément d'information :

- Henu (peigne d'ornement), Te Puawaitanga (1500-(1800), iwi (tribu) inconnue, bois, coquillage de paua (abalone), don de l’Imperial Institute, Londres, 1955
- Henu (peigne d'ornement), Te Puawaitanga (1500-(1800), iwi (tribu) inconnue, os de baleine, coquillage de paua (abalone), ancienne collection Oldman. Don du gouvernement néo-zélandais, 1992
- Henu (peigne d'ornement), Te Puawaitanga (1500-(1800), iwi (tribu) inconnue, bois, harakeke (lin de Nouvelle-Zélande Aotearoa), don de S. Lyon, 1867

Le ta moko (tatouage) est l’art d’inciser la peau, puis de la colorer à l’aide de pigment noir. Les couples du Pacifique oriental se tatouaient par perforation, une technique que les maori adoptèrent, se servant de ciseaux pour graver la peau comme ils le faisaient sur le bois.

Le mana est une force, ou qualité spirituelle, qui réside dans les personnes, les animaux et les objets inanimés. Le mana est transmis grâce au whakapapa et s’acquiert par les réalisations de chacun. En affirmant leur propre tino rangatiratanga (autodétermination), ceux qui possèdent le mana peuvent également le transmettre et ainsi renforcer celui des autres.

Cette waka huia (boîte à trésors) est ornée de détails personnels qui soulignent l’importance, l’influence et l’autorité de son propriétaire. Les sculptures du couvercle représentent des ancêtres ou des divinités comme Ranginui (le père ciel) et Papatuanuku (la mère terre) mettant ainsi en valeur l’importance du whakapapa (généalogie) pour les Maori et la préciosité des objets contenus dans la boîte.

Waka huia (boîte à trésors)

Complément d'information : Waka huia (boîte à trésors), Te Huringa (1800-1900), iwi (tribu) Rongowhakaata (attribution basée sur le style de la sculpture de bois), bois, ancienne collection Oldman., don du gouvernement néo-zélandais, 1992.

Dans la boîte à trésors se trouvent :

- ornements en dents de requin, début de la période Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, dent de requin, cire à sceller rouge, don de Lady Kinsey, 1936

- kapeu (boucle d’oreille), fin de la période Te Puawaitanga (1500-1800) ou période Te Hiringa I (1800-1900), iwi (tribu) Ngati Toa Rangatira, région de Porirua, pounamu, acquis en 1972

- kuru (boucle d’oreille), fin de la période Te Puawaitanga (1500-1800) ou période Te Hiringa I (1800-1900), iwi (tribu) Ngati Toa Rangatira, région de Porirua, pounamu

- henu (peigne d’ornement), fin de la période Te Puawaitanga (1500-1800) ou période Te Hiringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, bois, muka (fibre de lin), don d’Alexander Turnbull, 1913

- hei tiki (pendentif anthropomorphe), Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), acquis en 1904

pendentifs et boucle d'oreille

Ces pendentifs, symboles de la nature, symbolisent les liens entre les hommes, le monde des esprits et l'environnement naturel. Un pendentif a la forme d'un marakihau, créature marine qui possède un corps humain et une queue de poisson enroulée. Un autre pendentif est décoré de la créature à double tête enroulée, la pekapeka (chauve-souris).

Les hei matau (pendentifs en forme d'hameçon stylisé), peuvent représenter Maui, un héros de la mythologie polynésienne. Avec l'aide des ses puissantes alliées féminines, Maui a remonté le feu depuis les ténèbres, maîtrisé le soleil et pêché le poisson représentant l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande Aoetearoa avec la mâchoire de l'un de ses ancêtres comme hameçon.

L'imitation sculptée de dent de requin renvoie à l'importance de la mer et de sa divinité, Tangaroa.

1 - Hei matau (pendentif en forme d'hameçon), Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), acquis en 1991

2 - Pendentif en forme de marakihau (créature marine), Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période Te Huringa (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, pounamu, don d'Alexander Turnbull, 1913

3 - Boucle d'oreille à motif imitant les dents de requin, Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période Te Huringa (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, serpentinite, acquis en 1958, ancienne collection Webster

4 - Pendentif en forme de pekapeka (chauve-souris), Te Puawaitanga (1500-1800) ou Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, pounamu, ancienne collection Oldman, don du gouvernement néo-zélandais, 1992

Toki (lame de hache)
Complément d'information : Toki (lame de hache), Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnu, don d’Alexander Turnbull (1913)

mere pounamu (arme à manche court)
 
Complément d'information : mere pounamu (arme à manche court), 1998, fabriqué par Ken Tainui, iwi (tribu) Ngai Tahu, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), prêt de la famille O'Regan.

Restaurer le mana (prestige et autorité) : ce mere (arme à manche court) est l'un de ceux qui furent utilisés en 1998, à l'occasion d'une cérémonie marquant un accord territorial historique entre l'iwi (tribu) Bgai Tahu et le gouvernement néo-zélandais. Cet accord porte sur la reconnaissance et la compensation des 150 ans d'injustice à l'encontre des Ngai Tahu. Le mere a servi lors d'un wero (défi cérémoniel) à deux mains, exécuté devant le Premier Ministre et une délégation du gouvernement, qui venaient s'excuser de ne pas avoir honoré leurs obligations suite au Traité de Waitangi.

Le mere présenté appartient à la famille O'Regan. Le second mere utilisé lors de la cérémonie a été offert au conseil tribal Te Runaka o Ngai Tahu. Ces deux armes ont des symboles forts de la longue attente des Nagai Tahu pour que justice leur soit rendue. Les membres de la tribu avaient en effet déposé une requête en 1986 auprès du tribunal de Waitangi.

Hei tiki (pendentifs anthropomorphes)

Les hei tiki (pendentifs anthropomorphes) sont les ornements maori les plus caractéristiques et les plus appréciés. Un hei tiki confère à celui qui le porte le mana (prestige et autorité) de celui qui l'a fabriqué et de tous ceux qui l'ont porté avant lui.

1 - Hei tiki, Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période The Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) Ngati Kura, Ngati Mutunga, région de Taranaki, pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), coquille de paua (abalone), pigments, acquis en 2004

2 - Hei tiki, Rangi Kipa (1966), iwi (tribu) Te Ati Awa ki Taranaki, Ngati Maniapoto, Ngati Toa Rangatira, Ngati Tama, corian, coquille de paua (abalone), acquis en 2003

3 - Ce Hei tiki, Te Puawaitanga (1500-1800) ou début de la période Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) Nga Puhi, en pounamu, harakeke (lin de Nouvelle-Zélande Aotearoa) et os d'albatros, a appartenu à Hongi Hika, grand guerrier et chef renommé de la tribu Nga Puhi. En 1820, il apporta ce tiki en Angleterre pour l'offrir au révérend Basil Woodd. L'objet fut rapporté en Nouvelle-Zélande Aotearoa en 1901, et constitue un taonga (trésor) vénéré, toujours imprégné du mana (presetige et autorité) de son ancien propriétaire. 

Hei tiki (pendentifs anthropomorphes)

4 - Hei tiki, Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, pounamu, coquille de paua (abalone), pigments, acquis en 1972

5 - Hei tiki, Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, pounamu, acquis en 1975

  

Hameçons

1 - Pa kahawai (appât pour la pêche), Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, os de baleine, coquille de pau (abalone), pounamu (jade de Nouvelle-Zélande Aotearoa), muka (fibres de lin), acquis en 1968

2 - Matau (hameçon), Te Huringa l (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, coquille de paua (abalone), bois, fibres, acquis en 1948, ancienne collection Oldman, don du gouvernement néo-zélandais, 1992

3 - Matau (hameçon), Te Huringa i (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, os, muka (fibre de lin)

Les mataus (hameçons) ont été réalisés de manière très élaborée en bois, os, coquillage et fibre de lin. Le soin qui a été apporté à leur réalisation souligne leur importance.

  Hameçons

4 - Matau (hameçon), Te Huringa i (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, os, acquis en 1931

5 - Matau (hameçon), Te Puawaitanga (1500-1800), iwi (tribu) inconnue, os, fibres, don de W. Leo Buller, 1911

6 - Pohau manga (hameçon à barracouta, poisson de la famille des escolars), Te Huringa I (1800-1900), iwi (tribu) inconnue, région de l'East Cape, os, fibres, acquis en 1987

Lors de manifestations, les maori portent leur taonga rakai (ornement personnel) comme sur la photo ci-dessous.

Drapeau Tino Rangatiratanga

Le drapeau maori a été dessiné en 1990 par Hiraira Marsten, Jan Smith et Linda Mum. Principalement connu sous le nom de drapeau Tino Rangatiratanga , ses couleurs et son motif renvoient à des concepts maori et illustrent l’aspiration du peuple maori.

Dans la vision maori du monde, tous les éléments vivants ou inanimés descendent de Papatuanuku (la terre-mère) et de Ranginui (le père-ciel). Les êtres humains font partie de cet ordre naturel, dont ils sont également les gardiens. Cetet relation est exprimée au travers du kaitiakitanga (protection et préservation).

putatara (trompe en coquillage)

Complément d'information : Putatara (trompe en coquillage), Te Huringa I (1800-1900) ou Te Huringa II (1900-1950), iwi (tribu) inconnue, conque, bois.

Les instruments en coquillage relèvent du domaine de Tangaroa, divinité des mers. La putatara (trompette en coquillage) est composée d’une conque attachée à un bec en bois. On peut en jouer de façon mélodique, mais sa sonorité, proche d’un grondement, se prête souvent aux appels.

Nous vous présentons ci-dessous quelques photos de l'exposition qui ne donnent qu'un vague aperçu des merveilles présentées :

L’exposition est superbe de bout en bout et nous a permis d’examiner des merveilles qui ne sont pas habituellement exposées de ce côté de l’hémisphère.

Nous voudrions cependant apporter deux remarques qui nous semblent importantes :

- Dans l'exposition, le mot « pounamu » est toujours associé au « jade de Nouvelle-Zélande Aeoteaora », alors qu’il a en fait plusieurs significations puisqu’il englobe le jade mais aussi d’autres pierres. A noter que nulle part il n’est fait mention de jade néphrite. D’ailleurs, lorsque nous touchions le gros bloc de pounamu, une dame a dit à son mari que ce pounamu ne ressemblait pas au jade qu’elle avait autour du cou. Nous nous sommes permis de lui dire que le jade qu’elle avait autour du cou était du jade jadéite alors que celui qu’elle touchait était du jade néphrite.

- Il est dommage qu'il ne soit fait nulle part mention de la protection particulière attribuée à l'exploitation du jade néphrite en Nouvelle-Zélande. 

La nuit était tombée lorsque nous sommes sortis du musée... et nous sommes passés devant la tour Eiffel pile à l'heure où les lumières se sont mises à scintiller de tous leurs feux... que peut-on souhaiter de mieux pour clôturer cette superbe exposition ?

 

* Maori est un mot océanien invariable 

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