Select your language

Eurojade - Le Spécialiste du Jade - The Jade Specialist

SHOP

"Maya, from dawn to dusk"

National Collections of Guatemala at Museum of quai Branly, Paris
21nd June - 2nd October 2011
 
sorry, no translation available
 

Cette exposition propose 150 pièces exceptionnelles dont la plupart ne sont jamais sorties du Guatemala et qui nous permettent de découvrir les Mayas du Guatemala, l'une des trois civilisations qui ont marqué l'Amérique précolombienne.

La civilisation maya s'étend du sud du Mexique jusqu'à l'extrémité ouest du Honduras et du Salvador et comprend le Belize et le Guatemala.

Les pièces d'exposition ne pouvent pas contenir beaucoup de monde et nous avons dû patienter une heure avant d'accéder à l'exposition, située en mezzanine du musée.

Nous vous invitons à parcourir avec nous les vitrines consacrées aux bijoux, particulièrement au jade. Toutes les pièces proviennent du Museo Nacional de Arqueologia y Etnologia (Musée National d'Archéologie et d'Ethnologie) de Guatemala Ciudad et sont originaires du Guatemala.

Auparavant, voici un rappel des périodes mayas :

  • préclassique ancien : de 2000 à 1200 avant J.C.
  • préclassique moyen : de 1200 à 400 avant J.C.
  • préclassique récent : 400 avant J.C.à 250 après J.C.
  • classique ancien : 250-550 après J.C.
  • classique récent : 550 à 880 après J.C.
  • classique terminal : 880 à 950 après J.C.
  • postclassique ancien : 950 à 1250 après J.C.
  • postclassique récent : 1250 à 1524 après J.C.

Ce vase cylindrique de Kaminaljuy, dans les Hautes Terres, n'est pas en jade, mais en pierre verte dont la composition n'a pas été déterminée. Il date du préclassique récent.

L'imagerie maya se décline sur de nombreux matériaux : bois, pierre, coquillage, os, jade, obsidienne, céramique... Les décors mêlent éléments surnaturels, végétaux et figures zoomorphes (jaguars, serpents poissons, oiseaux, etc.).

Ces deux sculptures sont provenance de Kaminaljuyu, dans les Hautes Terres et sont du préclassique récent : la première, une figure anthropomorphe, est en céramique et la seconde (sculpture "champignon") est en roche volcanique.

Nous arrivons à deux vitrines présentant des bijoux dont des ornements en jade d'un vert splendide.

Le collier (classique récent) provient de Petén, dans les Basses Terres, et est en pierre verte de composition non déterminée. Les ornements d'oreille (classique ancien) proviennent de Kaminaljuyu, dans les Hautes Terres, et sont en jade d'un vert éclatant.

Comparez le vert éclatant des boucles d'oreilles datant de quelques centaines d'années après Jésus-Christ avec le vert tout aussi éclatant de cette bague contemporaine ! Les deux bijoux, à des milliers d'années d'intervalle sont en jade jadéite, mais celui des ornements d'oreille est guatémaltèque alors que celui de la bague est birman.

De toute beauté, cette plaque (classique récent), bien que découverte à Nebaj, dans les Hautes Terres, présente des motifs iconographiques typiques des Basses Terres. Elle représente un personnage, paré d'un pectoral et de bijoux, assis sur un trône et penché vers un nain (courants dans l'iconographie royale de la période classique).

nuances subtiles des couleurs de la jadéite du Guatemala sur cette plaque splendide

Après plusieurs vitrines présentant de nombreux chefs d'oeuvre tous aussi beaux et intéressants les uns que les autres (dont cette conque incisée (classique) en provenance d'Asuncion Mita dans les Hautes Terre), nous arrivons devant trois autres vitrines contenant des bijoux en jade.

La tête humaine miniature (classique ancien-récent pour les deux) et la hache ne sont pas en jade mais en pierre verte dont la composition n'a pas été déterminée. La première provient de Naj Tunich dans les Basses Terres et la seconde de Finca Zunil, sur la côte pacifique.

Cette pièce (classique récent) est un huunal, c'est-à-dire un emblême royal de coiffe et provient de Cancuen, dans les Basses Terres.

Elle est en jadéite (il n'y a pas de néphrite au Guatemala, en tout cas on n'en a pas découvert à ce jour) et nous notons ici que les pièces précédentes étaient légendées par le mot "jade" et celle-ci par le mot "jadéite", ce qui peut prêter à confusion, même si ici "jade" sous-entend "jadéite" et jamais "néphrite".

Le huunal a été découvert dans une cache sous le trône du palais de Cancuen en même temps qu'un bloc de pierre verte, des perles de jade et un ornement d'oreille de taille exceptionnelle.

Cet emblême représente le dieu K'awil, divinité protectrice des dirigeants et symbole traditionnel de la royauté. Du point de vue iconographique, le glyphe des bandes croisées qu'il porte au-dessus du front renvoie au pouvoir divin. Ce genre d'éléments ornait en général la coiffe des souverains lors des cérémonies publiques.

Ce somptueux collier en jade provient de Kaminaljuyu, dans les Hautes Terres, les ornements d'oreilles également, et l'époque est la même (classique ancien).

Le jade et d'autres pierres vertes étaient un matériau particulièrement précieux pour les Mayas. Dans leur conception de l'univers, il était associé au centre du monde, à la fertilité et un monde aquatique. La plupart des gisements connus se trouvent dans la région de Motagua et dans d'autres régions des Hautes Terres du Guatemala. Il est probable que des sites comme Kaminaljuyu ont joué un rôle important dans les échanges de pierres vertes avec les Basses Terres mayas.

Les colliers, ornements d'oreilles et pendentifs servaient de signes distinctifs à la noblesse. Toutefois, certaines pièces, vu leur poids et leurs dimensions, n'étaient pas destinées à être portées, mais jouaient, comme les masques funéraires, un rôle symbolique et faisaient partie du mobilier mortuaire.

Le collier (classique ancien-récent) est en pierre verte et en coquillage et provient d'Uaxactun, dans les Basses Terres.

Cette magnifique figurine n'est pas en jade mais en fuschite. Elle a été découverte sous l'escalier d'accès du palais royal de Uaxactun et faisait partie d'une offrande de fondation d'un édifice construit à l'époque du classique ancien. Mais les caractéristiques iconographiques situées au niveau du visage (sourcils représentés par des motifs incisés en U inversé et joues ornées du glyphe kin - soleil-) laissent à penser que la sculpture a été découverte à l'époque du préclassique récent.

Ce pendentif (classique ancien) est dénommé "en jade" dans le titre de la légende, puis en pierre verte dans la description ! Provenant d'une sépulture de Tintal, dans les Basses Terres, dans laquelle ont été découvertes d'autres offrandes (vases en céramique, crânes, trophées, obsidienne, sculptures, etc.), il pourrait avoir appartenu à un guerrier.

Ceci est une "mâchoire à dents portant des incrustrations de jade" ! Datant du classique récent et en provenance d'Altar de Sacrificios, dans les Basses Terres, cette pièce en os et en jade est typique de cette période et le procédé se poursuivra jusqu'au postclassique récent, au Guatemala mais aussi au Mexique. Les dents, le plus souvent les incisives, étaient découpées et ornées de morceaux de jade, de pyrite ou autres matériaux.

Ci-dessous,  voici un visage humain et des perles tubulaires datant de la période du classique récent et provenant de Nakum, à Petén. Toutes les pièces sont en pierre verte recouvertes de rouge (dont nous ni la composition ni la signification ne sont expliquées). La tête est un pectoral qui appartient à une offrande de Nakum ; elle fut découverte avec deux couteaux cérémoniels, quatre perles tubulaires en jade en forme de crâne humain et quatre spondyles (mollusques bivalves). Cette offrande servait à marquer aussi bien la fin de l'usage d'un édifice pyramidal que la reconstruction du suivant.

Les traits du visage rappellent ceux des "babyfaces" olmèques et permettent de situer la fabrication de l'objet entre 1200 et 500 avant Jésus-Christ, donc bien avant la date de son dépôt à Nakum. En effet, la société maya mais aussi d'autres civilisations méso-américaines réemployaient couramment les objets en les pillant pendant la période classique pour les déposer à nouveau dans de nouveaux édifices. Cette tête est une pièce exceptionnelle tant par son ancienneté que son caractère sacré, lequel, selon les Mayas, ne peut se diluer avec le temps.

tête et perles tubulaires en pierre verte recouvertesde rouge

Ces quatre figurines en forme de petite hache dénommées "camahuil" proviennent d'El Jocote, dans les Hautes Terres, et sont en pierre verte. Elles datent de la période classique et représentent un être humain asexué et aux traits simples et géométriques, les bras sur la poitrine. Ces figurines ont été produites dans des matériaux et des dimensions variés même si leur iconographie obéissait à des normes précises. Leur fonction spécifique à l'époque précolombienne n'est pas vraiment connue mais l'on pense qu'elles servaient aussi bien dans des rituels publics que domestiques et funéraires. Ce type de figurine était encore en usage dans les années 1980 lors de cérémonies.

Cette statuette magnifique, de petite taille, qui orne l'affiche de l'exposition "Maya, de l'aube au crépuscule", provient de Topoxte dans les Basses Terres. Datant du classique récent, elle est composée de coquillages, de deux petites pièces de jade figurant des boucles d'oreilles et d'un morceau de pyrite pour l'oeil. Le personnage représente le Dieu A ou Dieu de la Mort. Il est assis et porte une coiffe ornée du Dieu Bouffon. Ce chef d'oeuvre faisait partie d'une sépulture composée de mobilier orné de pierres vertes, os et coquillages qui accompagnait un jeune adulte.

intérieur du musée avec vue sur la Tour Eiffel

sortie du musée avec les affiches des expositions passées et à venir 

×

TOP