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Louvre Museum, Paris

21 janvier 2012

sorry, no translation available

Ce trésor d'Etat intimement lié à l'histoire de France a servi aux cérémonies les plus fastueuses dela monarchie pendant quatre siècles. Créé par le roi François 1er en 1530 comme un patrimoine économique autant que symbolique, il a aussi aidé à financer les guerres et les révolutions, au gré des changements politiques.

vue générale de la vitrine contenant les Joyaux de la Couronne

Il a été considérablement enrichi sous le règne de Louis XIV et la minorité de Louis XV, au point de former la plus belle collection de diamants en Europe. Au XIXème siècle, pour compenser les lourdes pertes résultant de troubles révolutionnaires, Napoléon 1er a reconstitué un trésor réunissant des milliers de pierreries qui furent intégrées dans les insignes et les parures des souverains et des souveraines. Le Second Empire fut l'ultime période glorieuse de cette institution historique, avant la dispersion finale de la quasi-totalité des joyaux en 1887, sous la IIIème République.

Les rares joyaux préservés furent conservés au Musée du Louvre et exposés dans la Galerie d'Apollon à partir de 1889. Au fil des années, le musée a pu acquérir plusieurs bijoux, heureusement intacts, provenant de la vente de 1887, ainsi que des éléments de parures privées données aux reines et aux impératrices. Une sélection de ces joyaux était présentée de façon temporaire depuis 2004 en attendant une nouvelle présentation après la fin des travaux en cours.

Les bijoux dont les photos et la description suivent sont présentés actuellement dans une vitrine à côté des appartements de Napoléon III. Ils ne sont guère mis en valeur car la vitrine est située dans un lieu de passage que beaucoup de visiteurs traversent sans s'arrêter.

Diadème et bracelets de la duchesse d'Angoulême :

A partir de 1815, les Joyaux de la Couronne servirent à composer de nouvelles parures à l'usage des princesses de la famille royale. Le diadème fut commandé aux joailliers Evrard et Frédéric Bapst en 1819 afin de compléter des bijoux en émeraude offerts par Louis XVIII à sa nièce, la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette. Les bracelets faisaient partie d'une grande parure de rubis, créée par le joaillier Ménière en 1816 et enrichie en 1825.

diadème de la duchesse d'Angoulême

Ce diadème est composé de 40 émeraudes serties en or et de 1.031 brillants de taille ancienne montés sur argent doublé d'or. Il a été vendu en 1887 à Monsieur Bachruch et acquis en 2002.

 
 
 

paire de bracelets de la duchesse d'Angoulême

La paire de bracelets comporte 72 rubis sertis en or et 420 diamants de taille ancienne montés sur argent. Elle a été vendue en 1887 à Monsieur Tiffany puis : collection Mrs Bradley Martin, New York ; comtesse de Craven ; legs Claude Menier, 1973.

Diadème et noeud de l'impératrice Eugénie :

diadème de l'impératrice Eugénie

Ce diadème comporte 212 perles et 1998 diamants de taille ancienne, montés sur argent doublé d'or. Il a été vendu en 1887 par Monsieur Jacoby : collection des princes Thurn und Taxis, Allemagne ; vente Genève, 17 novembre 1992 ; don de la Société des Amis du Louvre.

Dans son portrait officiel peint par Winterhalter, l'impératrice Eugénie porte ce diadème, et la couronnette assortie, qui ont été créés par le joaillier Alexandre-Gabriel Lemonnier à la suite du mariage impérial célébré le 29 janvier 1853.

Le noeud de diamants, initialement intégré à une ceinture, fut commandé au joaillier François Kramer à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855. L'impératrice le fit adapter en devant de corsage en 1864.

grand noeud de corsage de l'impératrice Eugénie

Ce bijou comporte 2.438 brillants de taille ancienne et 196 petits diamants taillés en rose, montés sur argent doublé d'or. Il a été vendu en 1887 à Monsieur Schlessinger ; collections Astor puis Esmérian, New York. Acquis en 2008 grâce au legs universel consenti à la Société des Amis du Louvre par Monsieur et Madame Michel Rouffet, et avec l'aide du Fonds du Patrimoine.

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