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Musée National d'Histoire Naturelle (NMNH) de la Smithsonian Institution, Washington DC

avril 2011

En 1958, le célèbre bijoutier Harry Winston offrit à la Smithsonian Institution*, ainsi qu'au peuple d'Amérique, le légendaire Diamant Hope, le plus gros diamant bleu du monde.

Afin de commémorer le cinquantième anniversaire de ce présent, Harry Winston, Inc. proposa de créer une nouvelle monture qui symboliserait "l'Espoir en Amérique".

Les designers de chez Winston ont imaginé des dizaines de montures, parmi lesquelles seules trois ont été choisies, la décision finale incombant au peuple américain. C'est au travers d'une enquête en ligne financée par la Smithsonian Channel que plus de 100.000 votes permirent de déterminer la monture gagnante au bout de trois semaines.

Le design gagnant, intitulé "En Embrassant l'Espoir" est le dernier des trois dessins ci-dessus. Ce n'est qu'après plus de neuf mois de travail assuré par huit maîtres-artisans joailliers de chez Winston que le collier dont vous voyez ici la photo put être présenté dans la gallerie du National History Museum du Smithsonian qui lui est dédiée.

L'exposition du Diamant Hope coïncide avec la première du film documentaire de la Smithsonian Channel, "Le Mystère du Diamant Hope".

Voici ce qui est écrit devant la vitrine de présentation du Diamant Hope :

"Diamant Hope - Inde  : vous êtes en train de regarder l'une des gemmes les plus célèbres du monde, fameuse pour sa clarté sans défauts, son bleu intense et profond et son histoire riche en événements. La monture moderne, élaborée et fabriquée par Harry Winston, Inc., met en valeur le Diamant Hope de 45,52 carats dans un ruban de platine en trois dimensions  comportant plus de 340 diamants. Le Diamant Hope est serti dans cette monture pour une durée limitée (jusqu'au 18 novembre 2011), il sera ensuite resserti à nouveau dans son ancienne monture historique".

Le Diamant Hope a traversé les océans et les continents depuis sa découverte au début du 17ème siècle, et il a été transmis tant à des têtes couronnées qu'à des roturiers. Il a été retaillé et réduit en taille par deux fois, mais sa valeur n'a fait que croître.

En 1668, Jean-Baptiste Tavernier, un voyageur et marchant de gemmes français, vendit un diamant bleu pesant 112 3/26 carats (plus du double de la gemme actuelle) au Roi de France Louis XIV. Le diamant provenait d'Inde, seule source significative de diamants à l'époque. En 1673, Louis XIV fit retailler la pierre, la réduisant ainsi au poids de 67 carats. Le diamant fut monté en pendentif et rejoignit alors les Joyaux de la Couronne.

En 1749, le Roi Louis XV, successeur de Louis XIV, fit remonter le diamant dans un bijou de cérémonie dénommé "L'Emblème de la Flotte d'Or". Le diamant bleu était serti sous un diamant incolore et un spinelle rouge.

"On se souvient que le Roi portait un gros diamant bleu suspendu à un ruban... pour recevoir l'Ambassadeur de Perse à la Cour en février 1715" (William Cattelle dans "Le Diamant", 1911).

En 1792, le diamant bleu fut volé pendant la période suivant la Révolution Française, qui survint pendant le règne de Louis XVI (dont l'épouse était Marie-Antoinette). Ce qu'il advint du diamant durant les vingt années qui suivirent demeure incertain.

En 1812, un gros diamant bleu correspondant fortement à celui qui avait été volé vingt ans plus tôt en France fit son apparition en Angleterre, à Londres. Sa taille avait été réduite de plus de vingt carats. Il semblerait que le diamant fut vendu entre 1812 et 1814 au Roi d'Angleterre George IV.

En 1830, à la mort de George IV, Henry Philip Hope, banquier londonien et collectionneur de gemmes, acheté le diamant bleu. C'est depuis ce temps-là que le dimant bleu porte le nom de Hope. Le diamant resta dans la famille Hope jusqu'en 1901, et à partir de cette époque il passa entre les mains de divers marchands de diamants et de collectionneurs à Londres, New York et Paris.

"On dit qu'un diamant d'un bleu extraordinaire... est maintenant entre les mains de notre Gracieuse Majesté" (John Mawe, "Un Traitté sur les Diamants", Londres, 1823).

En 1912, Evalyn Walsh McLean, de Washington, D.C., acheta le Diamant Hope à Pierre Cartier à Paris, qui en dessina la monture.  Elle le gardait caché à sa place favorite : derrière les coussins du sofa.

"Depuis que le diamant a été en ma possession, mon objectif fut de le donner au Gouvernement afin qu'il fît partie d'une grande collection de joyaux" (Harry Winston).

Quand Madame McLean acquit le diamant bleu, des rumeurs s'élevèrent. On disait que le diamant portait malheur, amenant la malchance et même la mort. Bien qu'il n'y ait aucune réalité dans cette légende, la fascination pour la gemme en fut renforcée et cela ajouta peut-être même à sa valeur. Madame McLean s'amusait de ces histoires.

En 1949, Harry Winston, de New York, l'un des bijoutiers les plus importants de son temps, acheta le Diamant Hope à la succession de Madame McLean. Il devint l'attraction centrale de sa fabuleuse collection "La Galerie des Bijoux", qui faisait le tour du monde pour lever des fonds de charité.

En 1958, Harry Winston fit don du Diamant Hope à la Smithsonian Institution. Depuis cette date, le diamant bleu fait partie des collections de la Smithsonian, et de ce fait, appartient au peuple des Etats-Unis d'Amérique.

Le 10 novembre 1958, le Diamant Hope fut envoyé à la Smithsonian Institution par la poste et assuré pour un million de dollars. Le montant de l'affranchissement et de l'assurance s'élevait au total à 145,29 dollars.

*La Smithsonian Institution est une institution de recherche scientifique, crée sous l'égide de l'administration américaine en 1846. Elle est associée  aujourd'hui à un vaste complexe de dix-neuf musées et sept centres de recherche principalement situés à Washington D.C., gérée par son organisme fondateur, le gouvernement américain.
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