Magatama japonais

Les magatamas sont des perles incurvées apparues au Japon pour la première fois durant la période Jōmon Final (de 1000 à 300 avant notre ère). Le mot "jomon" signifie "dessin en forme de corde" et fait référence aux impressions que l'on trouve sur les poteries de cette ère. 

On trouve les magatamas dans les tombes où ils étaient enfouis pour servir d'offrande aux divinités. Ils ont continué à être populaires pendant l'ère Kofun (de 250 à 538 après Jésus-Christ ; le mot "kofun" désigne les tumulus funéraires datant de cette époque). On fait parfois référence à l'ère Yamato pour parler de l'ère Kofun et des ères Asuka qui ont suivi. Les magatamas sont souvent cités comme indicatifs de cette période Yamato. Ils sont fabriqués en jade, en quartz, en agate, en stéatite ou en jaspe. 

Magatamas en jadéite A du Myanmar 

Certains considèrent le magatama comme un symbole impérial, bien qu'en fait sa propriété se soit répandue pendant l'ère Kofun. Il semblerait que le magatama, en plus d'avoir une signification religieuse, était aussi porté comme un bijou. Les perles des colliers de prière bouddhiques ont ensuite largement remplacé les magatamas de 710 to 784 après Jésus-Christ.

Dans le Japon moderne, la forme du magatama en forme de sphère avec une petite queue constitue la représentation de l'esprit humain ("hitodama"). En porter un aide à s'attirer la protection du "kami" (esprit, force naturelle, ou essence dans l'esprit shintoïste ; traduit parfois par déité ou divinité, mais cette traduction peut prêter à confusion).