Eurojade - Le Spécialiste du Jade - The Jade Specialist

BOUTIQUE

Le jade de Nouvelle-Zélande est appelé “pounamu ". Ce mot est maori. Lors de la première visite du Capitaine James Cook en Nouvelle-Zélande, en 1769, ce dernier remarqua que les maoris portaient lors de leurs rassemblements des amulettes en pierre verte. Les chefs portaient également des parures du même matériau. Le nom de « greenstone » (pierre verte) était né et depuis, est resté au niveau national ; il cohabite avec celui de "jade". Il a cependant rapidement été supplanté par le mot plus poétique pounamou  (« po-naa-moo »), un mot qui, selon un universitaire spécialiste de l’époque début maori, n’identifiait pas la couleur à l’origine. Les dialectes des maoris ne possédaient pas de mots pour le noir, le rouge et le blanc. De ce fait, pounamu était synonyme de pierre elle-même, sans indiquer la couleur. Pourtant ce mot est devenu le mot maori pour la couleur verte. Seule la néphrite de Nouvelle-Zélande et la bowénite de même origine portent le nom de pounamu (il est important de noter que pounamu ne signifie donc pas seulement jade mais aussi bowénite, ce qui peut induire en erreur).  

Le jade utilisé comme monnaie maori

Les maoris ont amené des objets façonnés en pierre des Iles Pacifiques il y a quelques milliers d'années. Ils amenaient avec eux en héritage les dons de leurs ancêtres qui avaient émigré d’Asie il y a des millénaires.

Quelques objets en jade ont pu être datés aussi loin que 1400 ans avant Jésus-Christ et ceci, en concordance avec une légende maori,  correspond probablement à la date de la découverte du jade local. Cette légende raconte qu'en l’espace de cent ans les découvreurs du jade avaient été conquis par une tribu encore plus agressive, un évènement qui coïncide avec la période où le pounamou a été largement reconnu à travers le pays.

Ces découvertes initiales eurent lieu au début dans le sud des deux principales îles de la Nouvelle-Zélande. Les maoris avaient commencé à appeler la plus grande île, celle du sud  «Te Wai Pounamu» (l’eau de la pierre verte) et l’île du nord  « Aoteorea (pays du long nuage blanc), ce dernier devenant par la suite le nom indigène du pays tout entier.

Selon la tradition orale maori, l’arrivée du pounamu lui-même est le sujet de plusieurs histoires intéressantes et parfois conflictuelles, dont certaines sont étayées par des faits géologiques.

La légende de Ngahue and Hine-Tua-Hoanga

Ngahue and Hine-Tua-Hoanga vivaient dans le territoire maori de Hawalii (supposé être quelque part près de Rarotonga) et possédaient tous les deux jouets en pierre en forme de poisson. Le poisson en pierre verte de Ngahue s'appelait Poutini et le poisson en obsidienne (verre volcanique) et en silex de Hine-Tua-Hoanga s'appelait Waiapu. Hine-Tua-Hoanga voulait l'océan comme terrain de jeu pour Waiapu et fit une telle dispute aque Poutini s'en alla avec Ngahue in hot pursuit. Poursuivi peu après (par regret ou culpabilité, nul ne le sait) par Hine-Tua-Hoanga qui lançait son poisson en obsidienne et en silex sur plusieurs endroits qu'elle touchait. L'in des ces endroits était Tuhua ou Mayor Island dans New Zealand’s Bay of Islands. Malheureusement le fugitif Ngahue avait atterri là aussi et, sentant sa présence, dut continuer sa recherche d'un pays où lui et Poutini durent continuer leur recherche d'un pays où ils pourraient vivre en paix. Poutini choisit pour lui un endroit appelé Arahura sur la côteouest d'un nouveau pays Aotearoa (Nouvelle-Zélande). Aujourd'hui le poisson vert de Ngahue vit à Arahura et les autres rivières de la côte ouest en tant que Pounamu. Et Tuhua est la première source d'obsidienne brute en Nouvelle-Zélande.

Le pounamu : le plus beau des cadeaux

Aujourd’hui en NZ un cadeau de jade « pounamou » est un signe d’amour, de gratitude ou de respect. Cependant, traditionnellement, les maoris n’achètent ou n’échangent jamais du jade pour eux-mêmes, préférant attendre qu’une pièce leur soit offerte ou qu’on leur propose d’en choisir une. Cette coutume était si forte qu’un chef cherchant la paix envoyait d’abord une de des possessions de valeur, son pounamu personnel signe de son rang, à son ennemi en signe de respect. Ce cadeau était censé transférer à son possesseur une partie du pouvoir, du prestique ou « mana » de celui qui offrait et de son peuple. Ceci donna aussi lieu à une légende disant que le pounamu choisit souvent son possesseur. Il n’est pas rare, encore aujourd’hui, qu’un acheteur de pounamu s’exclame, après avoir réalisé qu’il avait dépassé son budget « il m’a fait faire ça ! ». C'est cela le pouvoir du jade...

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