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 Dhyana - Attitude de méditation

Bouddha en jade néphrite de Wat Dammamongkol, Bangkok, Thaïlande

Les deux mains reposent l'une sur l'autre, paumes tournées vers le ciel, la main droite repose sur la main gauche. Les jambes sont pliées en tailleur dans la position du lotus.

Bouddha médite sous l'arbre Bodhi, visage tourné vers l'Orient, Au même moment,

Mara, le démon, vient pour essayer de le distraire et le décourager de son effort. Mais, défait par la sagesse suprême du Bouddha, il est forcé de se retirer. Le matin suivant, le Bouddha atteint l'illumination. Cette position est l'une des plus couramment employées.

Bhumisparsa - Geste de la prise de la terre à témoin

Même position que le Dhyana, mais la main droite est posée sur le genou, les doigts effleurant la terre. Ce geste représente l'éveil de Bouddha.

Dans sa dernière méditation avant l'Éveil, Bouddha subit les attaques de Mara, le démon, qui tente d'interrompre sa méditation. Comme Mara nie la réalité de l'éveil du Bouddha, arguant qu'il n'y avait pas de témoin, Bouddha to

uche alors la terre qui est son témoin. Cette position est également très courante.

Vitarka - Geste de l'enseignement et de l'argumentation

Position debout ou assise, un bras est levé, main à demi-ouverte pour que le pouce et l'index (de la main droite ou de la main gauche) en se joignant forment un cercle. Ce cercle correspond à la roue, symbole de l'enseignement. Position particulièrement importante dans la statuaire Dvaravati (civilisation qui se développa du VIème au XIème siècle dans le centre de la Thaïlande et au sud de la Birmanie).

Dharmachakra - Mise en marche de la roue de la loi bouddhique ou de la prédication

Les deux mains sont levées, paume face à face, pouce et index se joignant pour former un cercle. Ce geste correspond à celui de tourner la roue de Dharma, qui rappelle le premier sermon de l'enseignement de Bouddha.

Dharmachakra-Mudrâ « Mudrâ de la mise en marche de la roue de la loi bouddhique ou de la prédication »* En position assise ou debout, les deux mains sont devant le corps au niveau de la taille, la paume droite tournée vers l'exterieur, la gauche vers l'intérieur, pouce et index joints formant deux cercles tangents, la main droite à la verticale, la gauche à l'horizontale. (Wikipedia)

Abhaya - Absence de crainte, apaisement et protection

Position debout ou en marche, une ou deux mains levées, paume en avant. C'est le geste de l'apaisement.

Mettakaruna - Bienveillance et Compassion

En position debout, les deux bras le long du corps, les mains dans le prolongement, légèrement détachées du corps, paume vers l'intérieur.

Anjali ou Puja - Salut et Considération

Les deux mains sont paumes jointes, doigts tendus, au niveau de la poitrine, les doigts sous le menton. C'est le geste traditionnel du salut en Asie.

Position de la contemplation de l'arbre de la Bodhi

Les deux bras descendent le long du corps et les mains sont croisées au niveau du poignet, paumes reposant sur les cuisses.

Varada ou Geste du don

Ce geste est celui du don, de la charité, des faveurs répandues.

Bouddha tenant un bol à aumônes

Station debout, les deux pieds joints, les deux mains tenant le bol. Le Bouddha est allé dans sa cité familiale de Kapilavastu pour recueillir des offrandes auprès de la population de la ville. Le lendemain, il y est retourné et s'est présenté au palais du roi son père pour permettre aux membres de la famille royale de faire don de nourriture, après avoir mis fin à leur hostilité.

L'attitude de la réflexion

L'attitude de la réflexion voit le Bouddha debout avec les mains croisés sur la poitrine, la main droite recouvrant la main gauche.

Explication : après sept jours, le Bouddha quitta l'ombre de l'arbre de Pala et retourna à l'arbre Banyan. De là, il contempla la vérité et s'en pénétra et réalisa la profondeur où il était arrivé. Il sentit que les gens qui étaient esclaves de leurs passions auraient des difficultés extrêmes à le comprendre. Dans sa sagesse, il réalisa qu'il y avait des êtres qui pouvaient pénétrer le Dharma facilement, d'autres qui le pouvaient avec difficultés et d'autres qui n'y arriveraient pas. Les êtres humains sont comme les différents types de lotus qui vivent dans l'eau : certains restent profondément dans l'eau, d'autres émergent parfois et fleurissent progressivement, d'autres encore flottent et fleurissent. De même, les capacités des gens à comprendre le Dharma sont divisées en trois groupes : les personnes d'intuition rapide, les personnes qui comprennent après une longue réflexion et les personnes qu'il faut guider.

Bouddha couché

Le Bouddha couché est un motif iconographique et statuaire important du Bouddhisme. Il représente le bouddha historique lors de sa dernière maladie, sur le point d'entrer dans le parinirvana. Allongé sur le flanc droit, il a la tête posée sur un coussin ou s'appuie sur son coude droit, soutenant sa tête de la main. Ce motif semble être apparu en même temps que les autres représentations du Bouddha, dans l'art gréco-bouddhique du Gandhara.

Lorsque les pieds ne sont pas alignés, le Bouddha se repose alors que lorsqu'ils sont alignés, il quitte son enveloppe terrestre et entre au parinirvana.

"Bouddha rieur"


En fait, cette représentation est dénommée improprement " bouddha ". Il s'agit d'une représentation chinoise. En anglais, on l'appelle " happy man " pour souligner le caractère heureux du personnage. Dans le même esprit , on l'appelle aussi " bouddha rieur ". On pense que cette image représente un bonze ch'an célèbre nommé Pu-tai, qui avait probablement cette physionomie. Que ce soit en Thaïlande ou au Tibet, les représentations de bouddha sont extrêmement codifiées et les artistes ne se permettent pas de s'en écarter ou de prendre la moindre liberté d'interprétation. Les seules variables que l'on peut enregistrer sont des différences de styles entre époques ou entre régions géographiques.

Comment expliquer une telle représentation ? Le bouddhisme est arrivé en Chine depuis l'Inde. Sur bien des points, sa philosophie apparaît en porte-à-faux avec les usages chinois. Par exemple, le célibat, l'abandon des biens matériels et de la famille, la mendicité, l'indifférence aux plaisirs des sens et aux plaisirs mondains. Les bouddhistes chinois ont essayé d'adapter la philosophie aux habitudes chinoises et ont amplement amendé ses conceptions et donc aussi ses représentations. Avec cette représentation assez tardive (on la situe vers le Xème siècle), on trouve un homme au fort embonpoint (symbole de richesse pour les chinois), manifestant un réel bonheur de vivre (signe de non indifférence totale aux sens), et entouré d'enfants (sens prononcé de la famille, signe de félicité et d'abondance). Ce bouddha a tous les attributs d'un dieu de la richesse. D'ailleurs, il n'est pas rare de voir quelques lingots de métaux précieux entre ses pieds.

Nous avons cependant maintenu l'appellation "bouddha" sur notre site en lui ôtant toute connotation bouddhique.

 

 

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