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BOUTIQUE

 Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourier

ou IRTF (FTIR en anglais)

 

 spectromètre IR-TF - FT-IR spectrometer Nicolet™ iS™10 © Thermo Scientific™

La spectroscoie infrarouge à transformée de Fourier permet de déterminer si le jade jadéite a été imprégné de résine polymère.

La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier ou spectroscopie IRTF (ou FTIR : Fourier Transformed InfraRed spectroscopy) est une technique utilisée pour obtenir le spectre d'absorption, d'émission, la photoconductivité ou la diffusion Raman dans l'infrarouge d'un échantillon solide, liquide ou gazeux.

Un spectromètre FTIR permet simultanément de collecter les données spectrales sur un spectre large. Ceci lui confère un avantage significatif sur les spectromètres à dispersion qui ne peuvent mesurer l'intensité que dans une gamme réduite de longueurs d'ondes à un instant donné.

Le terme "spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier) vient du fait qu'il est nécessaire de passer par une transmission de Fourier pour convertir les données brutes en réel résultat spectral.

Le but de toute spectroscopie d'absorption (FTIR, UV-VIS - UltraViolet VISible - ) est de mesurer combien un échantillon absorbe la lumière, en fonction de la longueur d'onde. La technique le plus simple pour le faire est la "spectroscopie dispersive", c'est-à-dire d'illuminer l'échantillon avec un faisceau de lumière monochromatique donnée, de mesurer combien de lumière est absorbée, puis de répéter l'opération pour différentes longueurs d'ondes. C'est, par exemple, le principe de fonctionnement des spectromètres UV-Vis.

Le principe de la spectroscopie par transformée de Fourier est une façon moins intuitive d'obtenir la même information. Plutôt que d'illuminer l'échantillon avec un faisceau de lumière monochromatique, cette technique utilise un faisceau contenant une combinaison de multiples fréquences de la lumière, et on mesure l'absorption par l'échantillon. Le faisceau est ensuite modifié pour contenir une combinaison de fréquences différentes, on mesure de nouveau l'absorption par l'échantillon, et l'opération est répétée de nouveau, de multiples fois. Une fois toutes les données acquises, un ordinateur prend toutes ces données et calcule à rebours pour en déduire l'absorption à chaque longueur d'onde.

Le faisceau décrit ci-dessus est produit à partir d'une source de lumière à large bande, contenant l'ensemble du spectre des longueurs d'onde à mesurer. La lumière passe par un interféromètre de Michelson - un ensemble de miroirs réfléchissants ou semi-réfléchissants dans une certaine configuration, dont l'un est déplacé par un moteur de façon à faire varier le trajet parcouru par la lumière -. Au fur et à mesure que le miroir se déplace, chaque longueur d'onde se trouve périodiquement bloquée ou transmise par l'interféromètre, par interférences. Différentes longueurs d'onde sont ainsi modulées à des vitesses différentes, de sorte que, à chaque instant, le faisceau sortant de l'interféromètre possède un spectre différent.

Comme mentionné précédemment, un traitement par ordinateur est nécessaire pour convertir les données brutes (l'« interférogramme », la lumière absorbée en fonction de la position du miroir) en données directement exploitables (lumière absorbée en fonction de la longueur d'onde). Ce procédé requiert un algorithme commun, la transformation de Fourier, qui donne son nom à cette technique.

@ Wikipedia - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

 

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